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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 10:48

Mardi 14 février 2016

Je viens d'écouter sur les ondes radio une émission sur la personnalité de George Orwell

et de son travail aussi bien personnel, intérieur, qu'avec la compagnie des autres non

issus de sa classe sociale, les déclassés, les sans-abris et les invisibles, ceux qui ne

vivent plus dans la normalité car étant devenus aux yeux de la société dominante des

moins que rien.

Son ouvrage "1984" a été publié en 1949, juste après la fin de la Seconde Guerre

Mondiale et, franchement, en 2017 il fait toujours frémir et réfléchir.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 13:34

Mercredi 16 novembre 2016

Depuis environ une année, j'ai été littéralement saisie par le style et l'écriture d'un auteur suédois Henning Mankell, célèbre notamment par ses polars très sérieusement documentés et parlant d'évènements réels dont la chute du mur de Berlin et de ses conséquences.(lire: "les chiens de Riga)

Il nous parle d'une enquête policière, à chaque fois, mais il ne s'agit pas uniquement de cela, il parle de nous et de la société qui change, celle en particulier de la Suède puisque c'est là qu'il situe principalement l'action de son roman mais cela va au-delà  et je me suis sentie plusieurs fois prise directement à parti en suivant les doutes et questionnements du commissaire enquêteur, Wallander, très atypique et plutôt sympathique comme flic.

A chaque nouveau roman, Mankell nous parle du monde dans lequel nous vivons et de ses bouleversements depuis la Seconde Guerre Mondiale.

Je viens de terminer "le retour du professeur de danse" et je n'aurai jamais imaginé qu'il

y avait eu autant de Suédois convertis au nazisme à l'époque de Hitler. Il nous parle du Mal et de son acceptation par un réseau encore actif dans le pays, discret et que personne ne voit mais qui existe bel et bien, avec preuves à l'appui. C'est passionnant de bout en bout et

la récente élection du nouveau Président des Etats-Unis ayant tenu autant de propos racistes et xénophobes pendant sa campagne électorale fait frissonner et réfléchir sur ce que nous allons vivre en 2017.

 

 

 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 16:35

Lundi 22 février 2015

 

Je viens de terminer la lecture d'un essai dont le titre "l'instinct de conservation" écrit par Nathanaël Dupré

la Tour qui est un vrai sujet de réflexion sur notre société actuelle et le rôle de l'humain et de la société

à laquelle il appartient.

 

Il y est fait une analyse de l'héritage que notre société occidentale a reçu de tous ceux qui nous ont

précédés et la question est posée : que voulons-nous vraiment et qu'est-ce que la dignité humaine ?

Vaste programmedont le chantier est en perpétuelle reconstruction.

 

Que laisserons nous aux générations futures entre les cendres du passé, les embûches du présent

et l'avenir incertain ?

 

Je voudrais vous partager la conclusion par une citation extraite du livre de Edmund Husserl "La crise

des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale":

 

"Le plus grand danger de l'Europe est la lassitude.

Combattons en tant que "bons Européens" contre ce danger des dangers, avec cette vaillance

qui ne s'effraye pas non plus de l'infinité du combat, et nous verrons alors sortir du brasier

nihiliste, du feu roulant du désespoir qui doute de la vocation de l'Occident à l'égard de

l'humanité, des cendres de la grande lassitude, le Phénix ressuscité d'une nouvelle vie

intérieure et d'un nouveau souffle spirituel, gage d'un grand et long avenir pour l'humanité :

car l'esprit seul est immortel".

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 18:29

Samedi 17 janvier 2015

 

S'il y a un livre qui parle de l'amour d'une mère pour son fils au point de ne vivre que pour lui, jour après jour,

dans une extravagance et une exigence vers le meilleur c'est bien celui écrit par Romain Gary, vibrant

hommage à sa mère qu'il a aimé d'un amour infini au point que toute sa vie sera tracée par les paroles

même de sa mère.

 

Je suis en train de relire ce livre d'une tendresse et d'un amour incomparable qui laisse souvent pantois et

voici un passage qui donne le ton lorsque l'enfant, devenu homme, se souvient :

 

"...y'aura jamais une autre femme pour t'aimer comme elle, dans la vie. Ca, c'est sûr."

"C'était sûr. Mais je ne le savais pas.

"Ce fut seulement aux abords de la quarantaine que je commençai à comprendre. Il n'est pas bon

d'être tellement aimé, si neune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est

arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde;

on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient

jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois

qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des

condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné.

Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment sur votre cou et des lèvres

très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très

tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés,

il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait dès la première lueur de l'aube, une

étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez,

vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que

vous avez déjà reçu."

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 13:41

Lundi 5 mai 2014

 

Nous sommes tous un peu nomades même ceux qui ont l'impression de rester toute leur vie sur le

même territoire, dans leur jardin ou leur quartier sans avoir pris l'avion pour aller voir de l'autre côté de

la Terre comment vivent les autres gens.

 

Nous avons actuellement par le biais de tous les moyens de communication mis à notre disposition

actuellement, écran de télévision, internet, téléphone mobile, smarphone, Ipad, de faire trois fois le tour de

la Terre tout en restant tranquillement assis chez soi sans bouger, uniquement en visionnant des images

et en regardant les actualités ou des reportages tout en sirotant un verre.

 

Personnellement, je n'ai pas de télévision mais je surfe sur internet et préfère voyager physiquement pour

aller voir ce qui se passe ailleurs, de l'autre côté de la frontière, en touriste bien sûr lorsque j'ai un peu de

vacances.

 

Je viens de terminer la lecture d'un petit livre écrit par Gazmend Kapllani, Albanais, publié en langue

française aux Editions Intervalles en 2012.

 

Il a écrit son livre en langue grecque et a été publié pour la première fois en 2006 à Athènes.

 

Il raconte l'enfer qu'il a vécu en voulant passer la frontière de l'Albanie pour arriver en tant que clandestin

en Grèce, pays d'accueil où il a bien vite déchanté et a été rejeté en tant qu'Albanais et traité comme

un chien avec des centaines d'autres compatriotes. Il a crevé de faim, ne savait pas où dormir,.

 

Se laver ou être propre pour lui était de l'ordre du luxe, l'humain en lui a tenu le coup mais comme

ce fut dur de garder sa dignité au milieu d'un enfer pareil.

 

Pas de travail, l'errement d'un endroit à un autre et pour toute chaleur humaine, les coups des policiers

ou des bagarres pour trouver un coin où dormir.

 

Son destin a basculé, après des mois de survie et d'enfermement  dans un baraquement lorsqu'un

cinéaste grec s'est rendu sur les lieux pour réaliser un reportage sur l'afflux dramatique d'Albanais en

Grèce.Un de ses compatriotes est venu le chercher car il parlait  l'anglais. Il a témoigné pour tous ses

frères de misère, la faim, le froid, le manque d'hygiène, les coups et le cinéaste lui a demandé s'il voulait

venir aveclui à Athènes pour chercher du travail.

 

Mais les policiers ne voulaient pas le lâcher et le cinéaste l'a presque sorti de force du campement et

dans la cohue l'a fait monter dans sa voiture et ils ont roulé sans s'arrêter, il a vécu ce moment comme

dans un rêve c'était le 22 janvier 1991 et c'est ainsi que commença sa vie en Grèce...

 

J'aimerais partager le dernier paragraphe du livre qui en dit long sur ces frontières qui nous tuent :

 

"Le hasard fait que je suis à Berlin au moment où j'écris ces lignes.

"Des années ont passé depuis l'histoire que je raconte. Je me trouve dans Bernauer Strasse, face à ce qui

reste du Mur. A côté de moi, des touristes le contemplent comme une curiosité à visiter et un témoignage

historique. Et moi, j'ai l'impression d'y voir un fragment du squelette de ce monstre qui, autrefois, nous

a gardés prisonniers dans ses entrailles, en nous interdisant tout contact avec le monde au-delà des

frontières.

Le fantôme de ce monstre ne me quittera pas, il vivra toujours en moi, où que j'aille, chaque fois que je

partirai en voyage, chaque fois que je passerai une frontière. A quelques mètres de ce squelette, une

publicité pour un téléphone portable invite les passants à déguster chaque instant de cette courte vie

dans un monde où les distances se réduisent de jour en jour, où il n'y a plus de frontières ni de murs.

Instinctivement, je palpe mon passeport dans la poche de mon veston. Les frontières infranchissables

et les murs meurtriers de la guerre froide n'existent plus.

Aujourd'hui, c'est au fond de nos poches que subsistent murs et frontières. Ce sont les passeports que

nous transportons. Je m'en rends compte chaque fois que j'arrive à un poste de contrôle. Parce que là,

les gens sont répartis en deux files : ceux qui présentent un "bon" passeport et les autres, ceux qui

tendent un "mauvais" passeport. Lorsque tu possèdes un "bon" passeport, tu passes la frontière sans

angoisse. Ce n'est qu'un trait invisible, un jeu de l'imagination, une ligne géographique transparente,

comme la lumière sur la Méditerranée.

Quand tu es détenteur d'un "mauvais" passeport, tu ne peux échapper au syndrome de la frontière.

Chaque passage constitue un évènement mémorable, un chapitre à écrire dans le livre de ta vie.

Et plus les frontières se dressent devant toi, plus tu t'obstines à les franchir..."

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:43

Samedi 2 juillet 2011

 

Le contraste entre le jour et la nuit, l'ombre et la lumière sur toutes choses dans notre vie

quotidienne est à la fois étrange et fascinant car, selon le regard ou l'attention que nous portons sur ce

phénomène, cela peut influencer notre façon de vivre ou d'être.

 

Le livre écrit en 1933 par Tanizaki Junichirô intitulé "Eloge de l'ombre" nous transporte dans un univers

qui lui est personnel mais qui nous amène à notre propre réflexion sur un certain esthétisme et une

manière d'être face à ce qui nous entoure.

 

C'est un livre dont le style pourrait sembler désuet et décalé mais qui me surprend encore par sa

vision sur la simplicité des choses et je pense que cet écrivain aurait pu également être un grand

photographe.

 

En voici un extrait :

 

"La cuisine japonaise, a-t-on pu dire, n'est pas chose qui se mange, mais chose qui se regarde ;

dans un cas comme celui-là, je serais tenté de dire : qui se regarde et, mieux encore, qui se médite !

Tel est, en effet, le résultat de la silencieuse harmonie entre la lueur des chandelles clignotant

dans l'ombre et le reflet des laques.

Naguère, le Maître Sôseki célébrait, dans son Kusa-makura, les couleurs des yôkan et, dans un sens,

ces couleurs ne portent-elles pas elles aussi à la méditation ?

Leur surface trouble, semi -translucide comme un jade, cette impression qu'ils donnent d'absorber

jusque dans la masse la lumière du soleil, de renfermer une clarté indécise comme un songe, cet

accord profond de teintes, cette complexité, vous ne les retrouverez dans aucun gâteau occidental.

Les comparer à une quelconque crème serait superficiel et naïf."


..."Tous les pays du monde ont certes dû rechercher les accords de couleurs entre les mets, la

vaisselle et même les murs ; la cuisine japonaise en tous cas, si elle est servie dans un endroit

trop bien éclairé, dans de la vaisselle à dominante blanche, en perd la moitié de son attrait.


La soupe au miso rouge, par exemple, que nous consommons tous les matins, voyez un peu sa

couleur, et vous comprendrez aisément qu'on l'ait inventée dans les sombres maisons d'autrefois.

Il m'est arrivé un jour, convié à une réunion de thé, de m'y voir présenter du miso, et cette soupe

bourbeuse, couleur d'argile, que j'avai toujours consommée sans y prêter attention, je lui découvris

soudain en la voyant, à la diffuse lueur des chandelles, qui stagnait au fond du bol de laque noir,

une réelle profondeur et une teinte des plus appétissantes.

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 19:30

Samedi 26 mars 2011

 

On n'attrape pas les rêves, ce sont eux qui nous tiennent dans leurs filets ou bien ils nous

dépassent et nous entraînent dans leur sillage.

 

Antoine de Saint-Exupéry nous a raconté un merveilleux rêve avec le Petit Prince et son livre a

été lu par des générations d'enfants qui ne cessent de rêver, devenus grands.

 

Retrouvons notre petit Prince qui fait la rencontre du Renard :

 

"On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps

de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il

n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

 

-Que faut-il faire ? dit le petit prince.

-Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça,

dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus.

Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près..."

 

Le lendemain revint le petit prince.

 

"Il eût mieux valu revenir à la même heure", dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures

de l'après-midi, dès trois heures je commencerai à être heureux. Plus l'heure avancera, plus je

me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquièterai : je découvrirai le prix du

bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur...

Il faut des rites.

 

-Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.

-C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des

autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils

dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener

jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et

je n'aurais point de vacances."

 

Aujourd'hui, j'ai assisté à une conférence sur les phénomènes lumineux dans le ciel et des photos

magnifiques de halos, de mirages et d'arcs-en-ciel se sont imprimées dans ma tête.

 

N'oublions pas d'avancer cette nuit nos montres d'une heure, nous passons à l'heure d'été et

nous perdrons une heure de sommeil mais nous la rattraperons en lumière.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 13:52

Mardi 22 février 2011

 

Faut-il toujours qu'il y ait du sang et des larmes pour que Thomas More se rappelle à notre bon

souvenir ? En tout cas, j'ai ouvert hier soir ce livre écrit il y a déjà quelques siècles et les lignes

qui suivent n'ont pas pris une seule ride :

 

..."Il est évident, Raphaël, que vous ne cherchez ni la fortune, ni le pouvoir, et quant à moi, je n'ai

pas moins d'admiration et d'estime pour un homme tel que vous que pour celui qui est à la tête d'un

empire. Cependant, il me semble qu'il serait digne d'un esprit aussi généreux, aussi philosophe que

le vôtre, d'appliquer tous ses talents à la direction des affaires publiques, dussiez-vous compromettre

votre bien-être personnel ; or, le moyen de le faire avec le plus de fruit, c'est d'entrer dans le conseil

de quelque grand prince ; car je suis sûr que votre bouche ne s'ouvrira jamais que pour l'honneur et

pour la vérité.

Vous le savez, le prince est la source d'où le bien et le mal se répandent comme un torrent sur le

peuple ; et vous possédez tant de science et de talents que, n'eussiez-vous pas l'habitude des affaires,

vous seriez encore un excellent ministre sous le roi le plus ignorant.

 

"Vous tombez dans une double erreur, cher Morus, répliqua Raphaël ; erreur de fait et de personne.

Je suis loin d'avoir la capacité que vous m'attribuez ; et quand j'en aurais cent fois davantage, le sacrifice

de mon repos serait inutile à la chose publique.


"D'abord, les princes ne songent qu'à la guerre (art qui m'est inconnu et que je n'ai aucune envie de

connaître). Ils négligent les arts bienfaisants de la paix. S'agit-il de conquérir de nouveaux royaumes,

tout moyen leur est bon ; le sacré et le profane, le crime et le sang ne les arrêtent pas. En revanche,

ils s'occupent fort peu de bien administrer les Etats soumis à leur domination."

 

Ce qui me sidère aujourd'hui c'est le silence absolument assourdissant de l'Occident face à la barbarie

sans nom qui est perpétrée sous nos yeux par un dictateur sanguinaire en Libye sans qu'aucun petit doigt

du plus grand des puissants de ce monde soi-disant civilisé ne fasse cesser ces massacres d'innocents qui

ne demandent que de vivre en êtres libres. C'est à désespérer de toutes nos institutions.

 



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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 17:27

Samedi 12 février 2011

 

Depuis que j'ai entendu Kenneth White il y a deux jours à la radio, j'ai voulu en savoir plus sur

cet écrivain et poète mais pourquoi ? Tout simplement parce qu'il a parlé d'une façon enthousiaste

avec des mots à lui de son expérience de vie et de ses pérégrinations.

Il a employé le mot "nomade" et a dit avoir fui son pays l'Ecosse car il ne voulait pas être comme les

autres Ecossais, il a quitté son pays pour découvrir d'autres façons de vivre et il a changé plusieurs fois

d'endroits de vie.

Il a choisi depuis quelques années de vivre en Bretagne et continue ses recherches sur le

nomadisme intellectuel.

 

Aujourd'hui, en passant à la médiathèque, j'ai demandé quels étaient les ouvrages disponibles de

cet écrivain et j'ai rapporté chez moi un tout petit livre que l'on peut facilement mettre dans la poche d'une

veste qui s'intitule "Déambulations dans l'espace nomade" édité en 1995 puis un autre plus ancien,

"L'esprit nomade", édité en 1987.

 

C'est le tout petit livre que j'ai commencé à lire et les premières pages situent tout à fait l'esprit

et la quête de Kenneth White. Il parle de poésie, plus exactement de "géopoétique" et c'est ce qui

m'intéresse dans ce personnage car il soulève une montagne de questions lorsqu'il écrit ceci :

 

"C'est après avoir nomadisé en Afrique Orientale, en Arabie, en Anatolie, que l'homme arrive à

Lascaux, à la Madeleine, à Pech-Merle, à Niaux et à Altamira, où il s'installe dans les grottes.


Au moment où j'écris ces notes, on vient de découvrir celle de la Combe-d'Arc en Ardèche.

Voilà encore une fois, des bisons splendides, des rennes extraordinaires, des rhinocéros sublimes:

rouges, jaunes, noirs.

 

"Mais je suis peut-être plus fasciné encore par ces lignes blanches qu'un silex a dégagées dans

la surface pigmentée de la paroi : ce cheval, ce hibou, -er par le crâne d'ours posé sur un bloc de

pierre. Certes, je n'en tire aucune conclusion : l'association seule me plaît, sans que je lui impose une

interprétation (je me dis seulement que, moi, pour des raisons soit cultuelles, soit esthétiques, soit

les deux, j'aurais posé le crâne autrement...)

 

"Au moment de la découverte, le conservateur général du patrimoine français, président du Comité

international d'art rupestre, déclare que "dans ce métier, il faut se méfier des esprits poétiques".

 

"D'un si éminent scientifique, on aurait pu s'attendre à un peu plus de précision de langage. Qu'il

faille se méfier de l'imagination facile, des interprétations fantaisistes, c'est certain. Et c'est ce qu'il

aurait fallu dire.

 

"L'esprit poétique, c'est autre chose. C'est sans doute ce qui manque le plus audit patrimoine.

C'est pour cela que l'esprit véritablement poétique est plus proche sans doute de l'homme de Cro-

Magnon que des spécialistes d'art rupestre. Continuons à voyager, essayons de voir."

 

Je vais continuer la lecture de ce petit livre jusqu'au bout et je reviendrai vous parler de mes

pérégrinations entre les lignes. Enfin, un langage différent et une vision plus large du prêt

à penser que l'on nous sert un peu trop souvent.

 

 

 

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 18:31

Lundi 31 janvier 2011

 

Savez-vous que la première tasse de thé remonte à des temps immémoriaux ?

J'exagère à peine car la lecture du livre de OKAKURO Kabuzo, "Le livre du thé", écrit au

début du 19è siècle est une oeuvre à lire et relire pour qui aime et boit du thé.

 

On y apprend que :

 

"La plus ancienne mention écrite du thé en Europe figure, dit-on, dans le rapport d'un voyageur

arabe selon lequel les principales sources de revenus de la ville de Canton après l'année 879

étaient constituées par les droits sur le sel et sur le thé.

 

"En 1285, Marco Polo évoque le renvoi d'un ministre des finances chinois, coupable d'avoir

augmenté arbitrairement les taxes sur le thé. Mais ce fut à l'époque des grandes découvertes

que l'Europe acquit peu à peu une meilleure connaissance de l'Extrême-Orient.

 

"A la fin du XVIè siècle, les Hollandais firent savoir que les Orientaux concoctaient une boisson

délicieuse avec les feuilles d'un arbuste. Les voyageurs Giovanni Batista Ramusio (1599), L.Almeida

(1576), Maffeno (1588), Tareira (1610) mentionnent aussi l'existence d'un tel breuvage.

 

"En 1610 également, plusieurs navires de la Compagnie hollandaise des Indes orientales rapportèrent

le premier thé en Europe, lequel fut connu en France dès 1636 avant de parvenir en Russie en 1638.

 

"L'Angleterre, qui l'accueille en 1650, évoque "cette excellente boisson conseillée par tous les mèdecins

chinois, que les Célestes nomment tcha et les autres nations taay ou tee.

 

..."Dès la première moitié du XVIIIè siècle, les cafés de Londres étaient devenus, en fait, des maisons

de thé, le rendez-vous de beaux esprits tels que Addison et Steele qui rivalisaient de subtilité devant

leur "plat de thé".

 

Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque l'auteur de ce livre magistral indique plus loin dans son

récit :

 

"Rappelons, à ce propos, le rôle important qu'il (le thé) a joué dans l'histoire moderne.

L'Amérique coloniale a longtemps supporté l'oppression - jusqu'à ce que les taxes trop lourdes

qui pesaient sur le thé lui fissent perdre patience.

 

"Son indépendance date, ne l'oublions pas, du fameux jour où furent détruites des caisses à thé

dans le port de Boston."

 

Vous reprendrez bien une tasse de thé, my dear ?

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